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Zazen

Pendant les quinze ans de sa présence en France (1967-182), maître Deshimaru a répété continuellement : « Le zen, c’est zazen. »

Mais qu’est-ce que zazen ?

La posture de méditation assise transmise depuis l’époque du Bouddha.

Pour toute personne qui souhaite aborder le zen, la pratique du zazen est centrale. Elle consiste à s’asseoir sur un zafu (coussin), les jambes croisées en lotus, demi-lotus ou de toute autre façon permettant de poser les genoux au sol. Le dos est vertical, dans son axe naturel. La tête est droite, le menton légèrement rentré. Les yeux sont ouverts, inclinés vers le sol. La main gauche est posée sur la main droite, paumes tournées vers le haut, le tranchant des mains en contact avec le bas du ventre.

Une fois que la posture est stabilisée, la respiration se fait calmement par le nez. Il n’y a pas d’effort à faire pour la discipliner, au contraire de certains yogas. L’attention se porte sur l’expiration. Et puis… « Pensez à ne pas penser », enseigne maître Dogen dans le Fukanzazengi. « Comment pense-t-on à ne pas penser ? Au-delà de la pensée (hishiryo). Cela en soit est l’art essentiel du zazen. 

Alors, s’agit-il de méditation?

L’expérience de zazen prolonge celle qu’a vécue le Bouddha Shakyamuni sous l’arbre de la Bodhi. Après de longues années d’ascèse et de pratiques méditatives ou yogiques, il fit le constat que, même s’il trouvait pour lui-même l’éveil, cela ne résoudrait pas sa souffrance de voir souffrir les autres et qu’il ne pourrait pas partager son expérience. Ainsi son esprit se libéra-t-il de toute intention, de toute recherche de profit personnel.

Zazen n’est ni une technique de développement personnel, ni un moyen d’atteindre une hypothétique « pleine conscience ».

Être en silence dans le moment présent, tel quel, suffit.

La première séance

L’esprit du zen est celui du débutant, qui voit toute chose d’un oeil frais. Il n’y a pas de progression à attendre.

La première séance peut se faire à l’occasion d’une journée spécialement prévue pour les initiations, ou un soir de semaine, ou encore à l’occasion d’une sesshin (session de pratique intensive). Il n’y a pas de règle. Si vous n’avez encore jamais pratiqué dans un dojo, veuillez demander un rendez-vous avec le Centre par mail ou téléphone pour que vous soit expliqué le comportement à adopter.

Et donc…

Pas de prérequis, de préparation physique, de connaissances à acquérir (sur le Japon !?)…

Chacun, chacune est le bienvenu. La pratique est toujours ici et maintenant.